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Deux petits détails
sur les fabrications « Jaco »
1-Une petite précision sur les câblages des guitares Jacobacci des
années 65/70...
2-La dorure, plaqué-or des cordiers...
1-Les câblages.
Par les hasards de la vie, j'ai eu l'occasion de récupérer
la « Distel » N°
170669 attribuée sur le site à la collection de Philippe Estève
que je n'ai pas le plaisir de connaître... Elle date effectivement
de 1969.L'instrument est construit comme les premières « Distel »,
c'est à dire en bois massif et non plaqué, dos et table. Elle sonne
remarquablement bien, effaçant la Gibson 175 et largement comparable
à n'importe quelle Gimenez, L5 ou Super 400...Le chevalet était une
vulgaire copie japonaise du Gibson ABR1, donc, pas d'origine surtout
en 69. Jamais Roger n'aurait accepté de monter une « M.... »
japonaise comme il disait, sur ses guitares, lui qui vénérait
Gibson.J'ai donc remplacé le chevalet par un chevalet ébène
classique, bien que je sais que Roger aurait préféré un palissandre,
mais je n'en avais pas.Je n'ai jamais aimé le son des micros
Benedetti, même si je respecte profondément le travail de cet homme,
c'est une affaire de goût et d'oreille et c'est un point de
désaccord que nous avons toujours eu avec Roger. Aucun de nous deux
n'a jamais voulu céder...
J'avais racheté à
l'atelier, dans les années 70 un câblage Gibson complet avec deux
PAF originaux, récupéré par Roger sur une L5 à la demande
particulière du client. J'ai donc décidé de monter cet ensemble sur
cette remarquable « Distel » en lieu et place du câblage réalisé en
son temps par Dédé qui assurait cette tâche à l'atelier... J'ai
changé les capots originaux des PAF qui étaient dorés sur la L5 par
des capots nickelés de micros Gibson du tout début des années 60,
pour respecter l'intégrité de la Distel. Moment fort, car mettre les
mains dans les instruments construits par mes « frères » est
toujours une épreuve émouvante... Surprise au démontage, le câblage
est blindé par un ressort de cuivre, que Roger avait fait fabriquer
m'avait-il dit à prix d'or et qu'il a peu utilisé, car très vite,
blindant avec du feuillard autocollant l'intérieur de la majorité de
ses guitares, le ressort lui est devenu inutile.Au début, Dédé
enfilait à grand peine les fils conducteurs dans de la gaine de
blindage souple. J'avais récupéré quand nous avons fermé
définitivement l'atelier un carton bourré de ces ressorts et le
garde comme une relique...Je suppose que peu de guitares ont été
câblées de la sorte. J'espère que si Roger et Dédé ont entendu leur
Distel avec les PAF originaux, ils sont heureux de mon entêtement.
Cette Distel est devenue sublime et rare...
Merci les frangins... |
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Câblage d'une Jacobacci
de1968 |
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Câblage de la Distel
1969 découvert et un bout de la gaine cuivre originale...
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Notez la qualité des
bois dos et table, avec une parfaite symétrie des deux pièces et un
veinage du "spruce" très serré comme le faisait Lloyd Loar" quand il
a créé la L5 master piece de chez Gibson ... |
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2-Les dorures.
Dans les premières années rue Duris, Roger m'expliquait que son
atelier de dorure lui faisait des déposes d'or tellement épaisses
que le doreur était obligé de mettre un poinçon. Plus tard, les
dorures devinrent normales.
Jean-Pierre Lamarque
Photos puis macro photo du cordier de ma Gimenez 68 avec le
poinçon... |
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